Thématique : Logement résilient & durable

Atelier de 2020

Ensemble, des citoyens présents à l’assemblée de 2020 ont choisi de réfléchir à la thématique du logement résilient et durable afin de voir ce qu’il était possible de faire.

Les Enjeux

Qu’est-ce qui fonctionne bien?
Qu’est-ce qui fonctionne moins bien?

Enjeux
  • Définition de la résilience et concepts reliés à la durabilité (Sécurité, autonomie, interdépendance, local). 
  • Présentation du projet de maison résiliente haute densité (ou collective) avec maquettes en papier de construction (voir définitions et photos). 
  • Concept d’éco-village vertical. 
  • Principes RPASLÉ (Récupère, Passif, Autonome, Sécuritaire, Local, Écoquartiers); (voir définition ci-dessous).
Qu’est-ce qui fonctionne bien?
  • La Nature nous fournis le soleil, le vent, la pluie, la chaleur (et la fraîcheur) de la terre. 
  • Hydro-Québec nous fournis de l’hydroélectricité « propre » et relativement peu chère.
  • Écoquartiers en Europe et réseau d’échange de chaleur et de climatisation autant entre immeubles d’habitation qu’industriel (chaleur dégagée des serveurs informatique ou d’incinérateurs).
  • Les maisons passives utilisent au maximum l’énergie déjà sur place en isolant au maximum, en orientant la maison pour capter davantage de rayonnement solaire, en utilisant le vent dominant pour climatiser en été, peu dispendieuse et très économe en énergie (jusqu’à dix fois moins d’énergie requise).
  • Les maisons net zéro ont un bilan énergétique nul sur une année. Elles produisent autant sinon plus d’énergie qu’elles en consomment. Elles reprennent plusieurs des principes des maisons passives mais produisent davantage d’énergie. Un programme d’échange d’énergie avec compteur électrique réversible existe avec Hydro Québec. Projet Abondance Montréal, isolation, géothermie, panneaux solaire, armoires sèche-linges intégrés aux appartements et sécheuse haute efficacité au sous-sol.
  • Le « Living Building Challenge » est un programme ambitieux de création d’immeubles qui cherchent constamment à établir un équilibre avec leur environnement en visant la carboneutralité complète.
  • Importance de l’imaginaire, des récits, de la resignification, de faire naître la désirabilité.
Quelques définitions

La résilience est la capacité à pouvoir se relever suite à un coup dur.

Une maison résiliente fournit à ses habitants la chaleur (et la fraîcheur), l’électricité, l’eau et même la nourriture de façon autonome. Une maison résiliente doit pouvoir résister aux canicules, verglas, vagues de froid, pandémies, contamination de l’eau potable de la ville, rafales de vent et autres aléas du climat tout en maintenant la sécurité de ses habitants ainsi que du voisinage en cas de problèmes. Aucune maison résiliente de densité adaptée aux grandes villes canadiennes n’existe encore.

Principes RPASLÉ :

  • On Récupère presque tout : eau de pluie, chaleur et énergie du soleil et énergie du vent, chaleur ou fraîcheur de la terre et de l’eau, matières organiques pour le compost,…
  • Paresseux ou passif : Pourquoi chauffer quand on peut mieux isoler ou qu’on peut récupérer la chaleur? Pourquoi aller chercher l’énergie à la Baie James alors que le soleil et le vent nous le fournit? Pourquoi aller chercher l’eau dans le fleuve quand la pluie nous la fournit? Pourquoi aller acheter ailleurs nos fruits et légumes quand on peut les produire sur place?
  • Autonome : on ne dépend pas de la ville pour notre survie en cas d’urgence et même on devient un point de rassemblement sécuritaire pour le voisinage.
  • Sécuritaire : un design de forme arrondie ou octogonal permet de limiter les effets du vent, la récupération de l’eau de pluie permet de fournir l’eau potable, la récupération de la chaleur et de l’énergie et la production alimentaire permettent de maintenir la sécurité des habitants et du voisinage.
  • Local : on favorise le niveau le plus local qui soit efficace. S’il n’est pas efficace de faire la géothermie au niveau du bâtiment alors on le fait au niveau de l’écoquartier.
  • Écoquartier : ce projet est idéal afin de faire partie d’un écoquartier. Avec l’utilisation de réseau de transport structurant : tramway, métro, ligne réservée d’autobus, pistes cyclables, sentiers pédestres. Aussi, un réseau de chaleur et de fraîcheur peut être partagé avec d’autres bâtiments.
Qu’est-ce qui fonctionne moins bien?
  • Dépendance à Hydro Québec en cas de panne (3 correctifs d’Hydro Québec (verglas): 2e ligne sur Mtl, fils qui décrochent, pylônes renforcés)
  • Monopole et lois sur la production d’énergie; la production d’énergie géothermique par les villes n’est pas prévue dans la loi.
  • Interdiction de la revente de sa production individuelle d’énergie (dépasse l’énergie consommée; seulement des crédits).
  • Modèle d’extractivité et utilisation à longue distance (grandes pertes et infrastructures lourdes).
  • Aussi : abstraction; intangibilité du réseau d’Hydro Québec.
  • Urbanisme négatif développé à partir de la dépendance à l’automobile (années 50) (ex.: banlieues avec séparation de la fonction d’habitation des autres fonctions comme le travail, la scolarisation, le loisir et le commerce) mais aussi constructions bon marchés s’appuyant sur la disponibilité de combustibles fossiles à bas prix (mal isolés et mal orientés).
  • Promoteurs recherchant le profit maximal et utilisant les normes minimales du bâtiment.
  • Lourdeurs administratives notamment concernant le logement social avec exigences presque impossibles à réaliser pour obtenir des logements de qualité (norme du 14 000$/porte).
  • Toujours pas d’Écoquartiers à Montréal ni de tramway comme il s’en fait en Europe.
  • Toilettes (eau potable souillée) qui nécessite des usines d’épuration. Des toilettes à compost seraient mieux pour l’environnement.
  • Les gens ont tendance à suivre le courant (mainstream) : c’est dû entre autre à la paresse, l’inertie (physique et intellectuelle), la routine, le marché, le capitalisme, le consumérisme, la fascination pour la nouveauté par la publicité et le marketing. 
  • Aussi : La culpabilisation et moralisation n’aident pas à sortir du courant : les gens ont besoin d’être inspirés et enthousiastes pour s’engager.

Nos rêves

Comment rêve-t-on que ce soit ?

Immeubles déjà construits
  • Construire par-dessus (le passé accouche toujours de l’avenir)
  • Intégrer de l’autosuffisance :
    • énergétique
    • alimentaire
    • communautaire
    • systémique
  • Densification moyenne de 6 étages
Immeubles à construire
  • Maison résiliente haute densité (collective)
  • Éco-village vertical, exemple: 
  • Construire au-dessus du logement social/familial
  • Développement immobilier conscient des immeubles pouvant laisser filtrer la lumière à travers eux
  • Tendre la main aux promoteurs et commerçants « constructifs et collaborateurs » prêts à diverger du capitalisme
Dynamique de changement
  • Coercition
    • Expropriation de gros capitalistes
    • Achats ou Droit de préemption au niveau municipal pour transformer en :
    • Co-living
    • Coop et OBNL d’habitation
    • Fiducie foncière
  • Incitation à la solidarité
    • Subvention de modèles coopératifs et d’OBNL d’habitation
    • Grandes coopératives d’habitation (+30)
    • Transformer le payeur/payeuse de loyer en activiste
    • Apprentissage
Inspirations

Parmi nos inspirations :

  • Modèle communautaire scandinave
  • Modèle « communiste » (New Delhi, Inde, Sarajevo), ou les buildings sont construits autour de jardins, de parc, de piscines, de terrain de sport, aux activités complémentaires.
  • Modèle « Co-living » (avec cuisine collective)
  •  A Montréal : L’Achoppe + les « prêteurs patients »
  • Avoir des Systèmes restaurateurs pour prendre soin des conflits
  • Avoir des îlots à déchets/dons (ça se fait souvent à Berlin, en Scandinavie, mais c’est aussi le principe du Recyborg à Montréal)
  • Certifications Leed et Well
  • Living Building Challenge
  • Agence d’architecture Sid Lee

Des solutions

Qu’est-ce que ça prend?
Quelles sont les prochaines étapes?

  • Une preuve de concept à Montréal avant de l’implanter/essayer ailleurs
  • « Gamification » (création d’un jeu vidéo ou ludification) du Living Building Challenge
  • On a besoin d’un gestionnaire de bâtiment plutôt que d’un simple concierge afin de maintenir l’équilibre énergétique et humain du bâtiment comprenant :
    • Le compost
    • La gestion des déchets
    • La gestion du jardin
    • La gestion de la pluie et de l’eau
    • De l’énergie
  • Faire un prototype de ce qu’on a dit (DJ)
  • Travail sur les lois :
    • Enlever les freins sur les petits projets
    • Mettre les freins aux gros capitalistes
  • S’inspirer de l’événement Ravir la ville
  • Trouver les moyens de se rassembler
  • Modèles pour additionner nos forces (plutôt que les soustraire en conflits)
  • Moyens pour transformer/récupérer des espaces :
    • De logements
    • De locaux vacants

Permettre par le zonage d’utiliser le droit de préemption pour:

  • transformer des espaces commerciaux en habitations
  • transformer des locaux en espaces communautaire

Sortir des terrains et des bâtiments du marché

Exemple de L’Utile (logements coopératifs étudiants), 1er projet et Bâtiment 7.

Travailler avec le FRAPPRU

Réaliser des actions/performances anticapitalistes

Était présents à cet atelier Francis Lapierre, Anne Goldenberg, Claude Boullevraye de Passillé et Guillaume Dagenais

N’hésitez pas à entrer en contact avec Francis si vous souhaitez vous joindre à ce comité!


Atelier de 2019

Présentation des résultats du groupe de 2019